Jean-Marc Burgaud défend le beaujolais nouveau: « un vrai vin qui ne doit pas sentir la banane! »

Jean-Marc Burgaud défend le beaujolais nouveau: « un vrai vin qui ne doit pas sentir la banane! »

17 novembre 2018, sur La Cave

Vigneron à Morgon, Jean-Marc Burgaud produit 4 000 bouteilles par an.
Jean-Marc Burgaud est vigneron à Morgon. Son Côte de Py vaut le détour. S’il n’en produit que 4 000 bouteilles, il ne dénigre pas pour autant le beaujolais nouveau. Mieux il le défend. « Sur mon étiquette 2018, j’ai indiqué ‘Du vrai vin !’ car, chez moi, c’est du vrai vin. Les vendanges ont été terminées le 10 septembre et la mise en bouteille a été effectuée le 25 octobre sans ajout. Pour cette année, j’ai choisi la plus souple des cuvées. Ce vin traîne une mauvaise réputation car, après la mode des années 70-80, certains ont fait n’importe quoi pour gagner de l’argent. Mon beaujolais nouveau sera évidemment encore meilleur au printemps mais, cette année, il a vraiment une belle qualité. Les raisins ont évité toutes les maladies et ont profité d’un été chaud sans subir la sécheresse. »
Financièrement parlant, il pourrait se passer de cette tradition de novembre mais elle persiste.

Jusqu’au Japon

« Quand j’ai débuté comme vigneron, je cherchais des clients. En 2005, les caves des Galeries Lafayette, après dégustation, m’ont lancé une commande de beaujolais nouveau. Aujourd’hui, je n’en produis uniquement que sur commande. Des Japonais m’en achètent notamment. En Belgique, j’ai vendu 500 bouteilles. Cela doit être un bon vin car il présage de la qualité du millésime. Celui de 2018 sera de haut niveau. De plus, il y va de ma réputation. Pas question de faire de la piquette. Quant au fameux goût de banane, c’est une ineptie. Le beaujolais nouveau ne doit jamais sentir la banane. Cela traduit un parfum qui émane d’une levure certes naturelle mais qui traduit le chipotage du vin. »

« Une tradition comme la galette des rois »
Le beaujolais nouveau est devenu au fil des années un passage obligatoire pour les cavistes. Les vins Pirard à Genappe (Brabant wallon) n’y échappent pas. « Depuis 15 ans, nous vendons 1 800 bouteilles et uniquement en prévente. Il faut prendre ce vin pour ce qu’il est. À savoir un premier vin très jeune qui donne le la sur la qualité à venir du millésime. Autant en 2016 et 2017, ce n’était pas terrible ; autant le 2018 est très bien avec plus de matière, plus rond », affirme Simon Pirard qui a eu l’occasion de le goûter en avant-première. S’il ne tient pas à dénigrer le beaujolais nouveau, il en connaît les défauts inévitables. « C’est un vin ultrajeune qui a été rapidement fait. Malheureusement, il y a souvent eu de mauvais breuvages trop acides, trop verts et qui ressemblaient trop à du jus de raisin brut. Le beaujolais nouveau, c’est une tradition. Un vin essentiellement festif. Vous le buvez aujourd’hui entre amis, vous découpez le saucisson, vous l’éliminez aujourd’hui et, demain, vous n’en parlez plus sans avoir mal la tête. C’est la galette des rois en version vin… »

J

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